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LA RAYURE Collection

D'abord la photographie, comme fenêtre sur mon salon, espace personnel devenu entité récurrente (épurement, lumière naturelle, sur-exposition, cadrages quasi similaires). Mes modèles sont invités à venir évoluer dans les mêmes conditions : libres de leurs gestes et nus. L’idée serait de constituer une série sur le corps et ses particularités la plus exhaustive possible. Mais comment photographier tous les humains ? Ensuite, la volonté de renchérir l’aspect poétique du propos, de donner une dimension plus plastique à l’œuvre. Par un travail graphique, j’appose des éléments au rythme des corps, des spores au pied d’une femme enceinte, des pétales-feuilles pour une myriade dansante… L’Homme en état de nature par sa nudité se fait visiter, habiller, menacer par la nature elle-même. Enfin, la rayure verticale plus profonde, celle que l’on peut apercevoir sur les écrans de cinémas, évoque le mouvement, et permet au spectateur de faire défiler mentalement les images. Cette rayure originelle comme la faille, la blessure que chacun porte en soi. La photographie, par définition image statique, s’intègre alors dans une série séquentielle d’images en vie.